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08.12.2007

Lettre ouverte à M. le Président de la République,

Monsieur Sakozy,

Je souhaite vous poser une question de forme.
Tout le monde est convaincu, je pense dans divers camps, que vous avez fait beaucoup pour « l’image » de la politique. Votre énergie est incontestable, même si votre dévouement l’est moins. Un autre fait est que vous communiquiez à outrance, comme cela est enseigné aux jeunôts dans les école de management, pour lesquelles la transparence et une vertu capitale et la motivation est également reconnue comme le nerf de l’activité. En matière de politique économique, il s’agit de motiver la consommation, mais le topo est le même.
J’en viens à ma question : Cette apparent dévouement que vous vous efforcez de faire transparaître de votre personnalité de Président de la nation est notamment fondé sur la proximité; on ne peut conduire (éduquer) bien que ce que l’on connaît bien. Or, cette communication que d’aucuns vous reproche sous les motifs, que c’est une perte d’énergie qui pourrait être affectée autrement ou encore, que celle-ci a pour objectif de masquer les vrais problèmes de priorité que vous donnez à des questions moins, prégnantes que d’autres, moi, me semble dangereuse car elle vous éloigne de la « vérité », concept que l’on ose jamais avancer tellement il est subjectif. Toutefois, la communication n’est pas l’information, et là où l’on cherche à créer une réalité qui corresponde aux objectifs de sa démonstration, on évince l’honnêteté et je m’effraie que vos objectifs de communication prennent insidieusement le pas sur votre bonne foi. On dit toujours qu’une personne ne doit pas être professionnellement la personne qu’elle est à l’extérieur, mais je m’élève contre cette règle qui alimente une psychose générale.

Il me semble que le point commun de nos derniers présidents de la République est leur égale (et anormalement haute) jouissance de l’exercice du pouvoir. Ce fait est à mon avis d’origine institutionnelle, et je crois que nous devrions penser à revenir sur un mode d’exercice de la fonction de direction de la politique générale et de représentation nationale qui soit d’avantage liée au parlement plus vindicte et plus ancré sur les préoccupation pratiques.

Enfin, pour en venir à cette question plus personnelle, mais qui est également directement en lien avec la problématique précédente : Ne souffrez vous pas parfois en tant qu’homme des effets néfastes de cette maladie qui consiste à ne plus savoir ni pouvoir faire la distinction entre ce que l’on veut être et faire paraître et ce que l’on est réellement ?
Et, je pense que si vous présentiez également cette facette de votre personnalité aux Français et si vous considériez votre poste comme celui qu’il doit vraiment être c’est à dire une mission de dévouement et de prise en compte des réelles incompatibilités et des réelles souffrances qui pèsent sur le sort uni de notre nation, peut être que vous pourriez d’une part, guérir de cette affreuse ‘maladie’, dont je vous sais affligé et d’autre part, faire bouger cette nation comme un seul homme, redynamiser les forces vives qui contrairement à ce que l’on croît sont toujours les plus exsangues. Alors, là évidemment se pose également la question du projet et je croît évidemment que vous vous trompez avec force en terme de projet de société qui ne peut évidemment être aujourd’hui comme pour les années à venir, non l’individualisme dans le travail, mais la solidarité. (Mais cette question mériterait un autre développement).
Pour conclure, je vous enjoins à réfléchir personnellement, à ce défi que je vous lance et à tous vos électeurs, être honnête avec soi même pour l’être vis à vis des autres

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