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01.03.2007

Comment ca marche

Pourquoi n’écris-je pas plus souvent. Comment ça marche l’humeur. Tout part d’un constat simple. Je n’ai plus l’humeur d’écrire. J’étais persuadé que j’avais toutes les possibilités, toutes les capacités. Je n’ai jamais voulu m’engager dans rien, car je pensais que tout m’était possible, le monde m’appartenait. Et ce jusqu’environs mes 25 ans. A cet age, j’ai commencé à comprendre, que ces possibilités, ne feraient plus que s’amoindrir et que parmi toutes celles que j’avais déjà laissé passer, certaines ne se représenteraient déjà plus.

Aujourd’hui, résigné, la trentaine, quoi ! Je m’aperçois que mon investissement paye et que je suis capable de faire certaines choses. En effet, la seconde partie de mon décade a été marqué par une profonde remise en cause de cet idéalisme juvénile, et par une quête de ce que je pouvais acquérir avec un maximum de pragmatisme. Il n’était plus questions de grandes quêtes humanitaires, ni de sauver le monde, mais bien de positionnement social. Il devenait important de trouver un job, non pas une justification, mais bien une condition d’existence. La fin, n’était plus de mise, les moyens se faisaient sentir.

Donc, avec la trentaine, disais-je, est venu la stabilité (ô chère, tendre et cruelle stabilité). Celle là même qui me taraudait, car j’en ressentais tous les jours le manque, aujourd’hui semble me compliquer la vie.
Que se passe t il donc ? J’en reviens à mes aspirations d’antan. Ne serais-je donc pas capable de tout, du pire et du meilleur. Ne serais-je donc pas la mesure de l’alpha et de l’oméga.
Il me semble aujourd’hui que ce travail qui réclame mon attention, que cet investissement m’a pris mon humeur, mon empathie. Je ne suis plus capable de ressenti tout simplement parce que je suis fatigué, tout bêtement parce que je n’ai d’yeux que pour mon travail et pour les impératifs tous relatifs qu’il impose à ma conscience.

Ne serais-je donc pas capable de faire le pantin d’une part et de fulminer, et de m’esbaudir d’autre part pour des causes d’une autre importance. Serais-je en train de devenir un beauf, pour la simple et triste raison que mon travail est un travail de beauf. La compromission que je croyais, une notion factice, une excuse de ceux qui n’osent pas s’engager, serait elle réelle dans ce genre de cas.
Tout part de ce constat simple que je n’écris plus ces derniers temps et de cet autre, que fatigué par mon travail, je ne trouve plus le temps, ce temps tellement nécessaire à penser à des choses sans importance pratique concrètes et matériellement proches de moi, ces grands sujets qui m’ont toujours tant transporté.

Voilà un constat et un autre engagement. A partir d’aujourd’hui, il me faut prendre ce temps journalier quotidien pour écrire et décrire mon monde et mon état de pensées sur les choses du monde qui m’entourent à plus ou moins de distance.

17:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : travail, alliénation, croyances, réveil