10.06.2011
Un minimum de travail pour un minimum de salaire
Je tiens a apporter ma pierre à la polémique sur le travail en échange du RSA, car c'est à mon sens un exemple particulièrement poignant de démagogie politique.
Cette mesure est pour moi une bonne mesure, elle est juste très mal contextualisée.
Je m'explique : Ce qui me semble aggravant dans cette situation, ce n'est pas, comme je l'ai entendu des questions d'humiliation. L'humiliation est dans le domaine des idées. L'idée que l'on oblige les gens à travailler pour bénéficier d'un revenu de solidarité peut être choquant, d'accord, et c'est la-dessus que se fomente le débat, mais l'action de travailler n'a rien d'humiliante. Ou du moins, celà peut dépendre des conditions de travail, mais il est important à ce niveau de distinguer l'idée de la pratique matérielle.
Ayant personnellement bénéficié du rsa, j'ai le souvenir que ce qui est le plus difficile dans cette passe (pour peu que ce soit une passe), c'est l'impression d'être hors du système. Evidemment, il y en a qui recherche cet état, mais il me semble que le l'anicienne appellation faisait apparaître la notion d'insertion. Je crois que la logique d'insertion est une logique salvatrice pour certains personnes, particulièrement des personnes qui bénéficient de ces aides, et qu'il en va du devoir de l'état de développer et de créer une continuité dans les différentes facettes de l'insertion, de la solidarité et du volontariat.
Faute de moyens et d'intérêt pour ce secteur, mais également pour répondre à une frange idéologique, le gouvernemùent actuel, mais également ses détracteurs dans leur rôle de contradicteurs se fourvoient lourdement en critiquant cette mesure ou en la faisant apparaître comme une contrepartie de l'aide.
Or, selon les cas et selon les besoin, il faudrait que les bénéficiares du rsa se voient proposer des tâches d'utilité publiques, qui ne seront pas des TIG imposés par le juge dans le cas de délits mineurs, mais des actions pour la collectivité dans la continuité des actions soutenues par les financements publics (types economie solidaire), avec des possibilités de rémunération complémentaire si possibilité et envie de travailler plus que le quotat minima.
Cette logique de prise en compte des personnes sans rémunération irait à mon avis dans le sens d'une réelle réflexion en profondeur sur l'insertion, l'intégration et j'ose la fraternité, valeur en déclin dans une société de la réussite matérielle, de société de classe qui travaillent pour leur comfort propre et toutes les autres idées qui sont prônées ou ont été prônées à un moment par l'actuel équipe dirigeante et par son représentant, qui sont à mon sens contraire aux valeurs de la France, mais c'est une autre histoire.
10:22 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rsa, polémique, salaire, travail
19.11.2009
La France d'aujourd'hui
J'ai l'impression de reprendre le titre d'une chanson de Diam's. Et si c'étaient elles aujourd'hui, les personnes qui redorent, qui portent les valeurs publique, qui restorent la morale. Ben, oui, en tout cas, ce ne sont pas les élites. Les élites, elles, dégradent le peu de foi que les français les plus naïfs avaient encore dans les valeurs et la morale publique. Je sais je répète beaucoup ce mot, sans pouvoir me défiler de le définir. Mais pour moi, il s'agit d'un de ces concepts que chacun devrait pouvoir définir de manière à peu près similaire, faisant partie d'une même société et partageant des choses (autres que des impôts) avec ses semblables.
Les personnages publiques, ceux qui sont reconnus admirés, par la force des choses, car ils ont les moyens de redorer leur blason dans des émissions de télévision grand public. Le top, c'est quand même le fils du président, qui vient faire son rot dans le journal de France 3. Prince Jean Sarkozy, comme on le surnomme. Ne sommes nous pas allés trop loin dans l'ignominie de l'apparence.
Aujourd'hui, c'est le football, véritable psychée des peuples, et Thierry Henri son hérault, qui détruisent d'un simple geste preque anodin, toutes les valeurs..., tout ce temps passé à faire croire, que l'on pouvait à travers le sport construire du dur, du transcendant et du méritocratique. Mais, c'est surtout que ca arrangeait la classe dirigeante. Et oui, car faire courir 50 millions de moutons, pour mettre en valeur une centaine de chevaux de course, ca permet de faire pas mal d'économies. Ca permet de ne payer que une personne pour le travail d'une centaine, par exemple. Et comme de par hasard, les mieux dotés en capitaux sociaux et financiers, réussisent le mieux, et bien tout ca me parait être pour le mieux, dans le meilleur des mondes.
Mais voilà, tout n'est pas pour le mieux, la pauvreté et le mal être déteint sur ceux qui y sont confrontés, on ne parle toujours pas de ceux qui habitent à Neuilly et qui clament haut et fort, vouloir s'investir pour le bien des autres, alors même qu'ils ne savent juste pas ce que c'est que de n'être pas bien.
Et le football, ni le sport en général ne peut pas transcender les coiuches d'une population pour la rendre homogène. Je ne dénis pas le sport en général mais celui, qui tant influencé par les impératifs d'état : divertir les masses, se voit démasqué par cette vérité profonde: Les fins sont elle aujourd'hui devenue définitivement plus importante que les moyens employés.
Si tel est le cas, j'attend l'année prochaine, que Nicolas Sarkozy, nomme Bernard Laporte au ministère de l'éducation et que celui-ci supprime la philosophie du programme, pour par exemple la remplacer par un cours de finance.
(... à suivre)
11:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy jean thierry henri morale triche
31.08.2009
Le carcatère
Le carctère de son personnage est atypique, d'un force et d'un volontarisme extrême. Ce livre me transporte (La Porte de Magda Szabo). A peine une quarantaine de pages lues et le livre me plaît. En fait, quelques lignes suffisent, un passage qui décrit le carctère de ce personnage que rien n'ébranle et qui se conduit dans la vie avec pugnacité.
Je me demande toujours dans ce type de roman, comment l'auteur manigance pour créer toute une histoire autour d'un personnage à seule fin de le mettre en valeur, en exercice. Je crois que je suis un vrai lecteur, dans la mesure ou j'attend du monde qu'il aspire au monde des livres, ou au moins des idées. Que l'existence précède les sens, comme disait l'autre. Non, en fait, je crois que nous avons tous une part d'humanité extraordinaire qu'il serait possible de faire ressortir avec beauté dans un cadre idéal, comme celui construit par l'auteur pour son personnage par exemple.
15:17 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : magda szabo, roman

